L’Epoque moderne des 15e-17e siècles marque une rupture avec le Moyen Age. Elle se tourne vers la découverte de mondes nouveaux : passés, présents et futurs. C’est donc une nouvelle vision du Monde qui se met en place, un nouveau rapport au monde et donc une nouvelle culture. Cette Epoque moderne singulière se décline en trois thématiques.
Epoque moderne 15e-17e siècles
L’Epoque moderne des 15e-17e siècles est un des thèmes au programme du CAPES d’Histoire-Géographie Bac+3 et du CAPLP Lettres-Histoire Bac+3.
La découverte du Monde
Les voyages d’explorations entrainent des découvertes puis une exploitation des richesses. C’est le début de la colonisation et de la possession de territoires, de richesses et de populations par les Européens. Une première mondialisation se met alors en place. Celle-ci fait suite à la découverte de l’Amérique et voit la mise en place progressive d’un commerce mondial. Enjeux européens et enjeux du monde sont alors progressivement associés. Ainsi la guerre de 7 ans devient une guerre mondiale.
L’Antiquité est redécouverte
Tel un monde disparu, les philosophes en explorent les textes originels qui sont autant de fouilles archéologiques dans des écrits exhumés. La modernité se situe alors moins dans l’idée de progrès que dans celle pureté avec ce retour aux origines. C’est une nouvelle naissance pour la pensée, c’est un nouveau départ. Cette redécouverte du passé est aussi géographique. Ainsi le poète français Du Bellay se rend-il à Rome où il découvre la nostalgie d’un monde lointain, passé et qu’il aspire à retrouver.
D’autres mystères sont aussi explorés
Le premier concerne l’homme lui-même. Les médecins cherchent à en comprendre le fonctionnement biologique. De la femme, on célèbre son rôle de muse et de libératrice de l’humanité. Mais le tout remet en cause les bases de l’Eglise. D’autant que la pensée scientifique se développe. Ainsi, les travaux de Copernic, Newton et Galilée sont autant de découvertes de lois nouvelles. Elles expliquent un univers loin de celui de la Création divine porté par l’Eglise.