L'ordre seigneurial

L’ordre seigneurial est le sous-thème 1 du thème 2 d’histoire dans le programme d’histoire géographie de classe de cinquième. L’enseignement de l’histoire au cycle 3 permet aux élèves de comprendre que le passé est source de connaissance et objet d’interrogations. Ainsi, ils en perçoivent l’intérêt et l’attrait à partir de traces matérielles et de documents. C’est pourquoi le cycle 4 propose une approche du récit historique. Il permet aux élèves d’enrichir et de préciser leur connaissance du passé au fil d’une progression chronologique et thématique. Ainsi, ils retrouvent les caractéristiques des grandes périodes de l’histoire de l’humanité. Ils comprennent les grandes évolutions comme les tournants et les ruptures d’une histoire à la fois nationale et globale. De ce fait, ils acquièrent des éléments éclairant le monde contemporain. De plus, ils apprennent à situer l’histoire de France dans un contexte plus global.

Société, Eglise et pouvoir politique dans l’occident féodal

L’intitulé du thème marque l’introduction du concept de « société » dans le parcours de l’élève. Il s’agit de montrer comment l’ensemble de la population se trouve partie prenante d’une organisation : la féodalité. Mais aussi comment s’affirment d’autres rapports sociaux avec la société urbaine. Enfin, comment les Capétiens entament la construction de l’État moderne. D’autre part, l’Église est présente dans l’intitulé, mais les sous-thèmes excluent clairement une étude à part.

Les limites chronologiques couvrent cinq siècles. De plus les termes employés inscrivent l’étude dans une dynamique qu’il convient de faire comprendre aux élèves. Petit à petit, avec la ville et l’État, émergent les cadres de la société moderne.

Problématique : comment les cadres de la société moderne émergent-ils progressivement dans une société dominée par la féodalité ?

L'ordre seigneurial : la formation et la domination des campagnes

La société féodale, empreinte des valeurs religieuses du christianisme, se construit sous la domination conjointe des pouvoirs seigneuriaux, laïques et ecclésiastiques. Les campagnes et leur exploitation constituent les ressources principales de ces pouvoirs. En abordant la conquête des terres, on envisage, une nouvelle fois après l’étude du néolithique en 6e, le lien entre êtres humains et environnement.

La domination des seigneurs s’affirme au début de la période et connaît par la suite certains assouplissements. Elle s’exerce par une relation directe entre le seigneur, laïc ou religieux, et les paysans du territoire de sa seigneurie. Cette domination ne peut être réduite au servage. Le dominium a une double origine, foncière et politico-juridique. L’octroi de bénéfices aux vassaux et la décomposition de l’autorité carolingienne ont fait du seigneur un personnage puissant. En effet, il est le possesseur de la terre et le détenteur du pouvoir. Ainsi « un certain équilibre social et politique grâce aux pouvoirs locaux et d’allure privée » se créé au XIème siècle. Pourtant cette domination est rude et les conflits locaux nombreux. En outre, l’expansion met en valeur de nouvelles terres et permet parfois aux paysans de négocier des « chartes de franchises ». Elles fixent leurs droits et obligations face au seigneur.

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