Quelles relations existent entre population et croissance économique sur le continent le plus peuplé de la planète ?

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1.      Croissances démographiques

Le foyer de peuplement mondial. La moitié de la population mondiale réside en Asie. Deux pays sont des géants démographiques : l’Inde et la Chine avec respectivement 1,2 et 1,3 milliard d’habitants. La population de ces deux pays équivaut à la totalité de la population mondiale en 1945 ! Une croissance très importante qui ralenti mais ne s’arrête pas. D’ici 2050, la Chine devrait compter environ 1,5 milliard d’habitants et l’Inde un peu plus.

Les raisons sont multiples. Elles s’expliquent par l’allongement espérance de vie, les croyances religieuses (Philippines), la volonté d’avoir un garçon, la pression familiale, le fait de subvenir à ses vieux jours…

2.      Politiques démographiques

Limiter les naissances. L’Inde mène une politique incitative. La stérilisation volontaire est aussi proposée mais ne rencontre que peu de succès. Cela nécessite plusieurs jours de repos et qui va alors s’occuper des enfants ? Pose de stérilets, formation au planning familial, personnes référentes, injection hormonale tous les trois mois. La Chine mène une politique coercitive. En 1979, la politique de « l’enfant unique » a été adoptée afin de favoriser la modernisation économique. Fin 2015, la politique de l’enfant unique est partiellement abandonnée. En effet, la croissance est là, donc inutile de poursuivre les efforts dans le travail. De plus l’espérance de vie continue de s’allonger sans que les générations soient renouvelées.

Le Japon manque de personnes. Il est contraint d’ouvrir ses portes et frontières pour prendre en charge les personnes de plus en plus âgées. Mais ces populations étrangères ne sont pas toujours bien acceptées. Pourtant, les immigrés ne représentent 1,7% de la population soit environ 2 millions de personnes, ce qui est très peu sur une population de 128 millions d’habitants.

3.      Migrations vers les pôles de richesses

A une échelle régionale, les flux migratoires se dirigent vers les villes. Les populations chinoises migrent vers les littoraux très dynamiques de la façade maritime à l’Est du pays. Tokyo est une ville tentaculaire de la mégalopole japonaise qui connaît des flux migratoires quotidiens dans le cadre du travail.

La croissance urbaine se renforce. L’extension urbaine se fait par la hauteur et par la périphérie, tant terrestre que maritime. Des terrepleins industriels ont été aménagés sur les littoraux afin d’accueillir les activités économiques mais aussi les populations japonaises. Pour des raisons de place, et parce qu’elles sont synonymes de modernité, les pays rivalisent entre eux pour construire des tours de plus en plus hautes. Les skylines ainsi créees sont le reflet du développement et d’une intégration dans la mondialisation. Les quartiers des affaires ressemblent ainsi à tous les autres et ne se distinguent que par leur architecture.

1.      Pôle économique du Monde

L’Asie enregistre les taux de croissance économique les plus élevés au monde. Au cours des années 2000, la croissance chinoise a dépassé régulièrement les 10% annuels. Cette croissance forte et durable s’explique par l’abondance de main d’œuvre bon marché et la présence d’un marché intérieur de consommation très important.

L’atelier du monde. Seconde puissance économique mondiale, la Chine est aujourd’hui « l’atelier du monde ». On y  fabrique nombre de produits que l’on consomme au quotidien. Fabriqués sur place, ils sont exportés via les routes maritimes qui irriguent la planète. Mais ces produits sont aussi fabriqués dans le reste de l’Asie. C’est donc toute une région qui est concernée par ce développement qui s’est fait progressivement.

2.      Développement en vol d’oies sauvages

Le développement en Vol d’oies sauvages se fait en plusieurs temps. Le développement se fait d’abord en commençant par la maîtrise des industries de base (sidérurgie, textile…) puis en allant vers les industries plus complexes. Chacune de ces étapes comporte trois phases : importations, substitution avec une production pour le marché national, exportation. Dans le même temps, les industries abandonnées sont délocalisées vers des pays proches qui prennent le relais dans la production et entament à leur tour un développement similaire. Ces délocalisations permettent aux entreprises japonaises de bénéficier de terrains moins chers (de même que la main d’œuvre), de matières premières, d’un marché de consommation et de monnaies nationales plus faibles que le Yen. Les entreprises à plus forte valeur ajoutée occupent alors la place laissée libre.

Plusieurs pays illustrent ce type de développement. Le premier est le Japon qui délocalise au cours des années 1960 une partie de ses activités en direction des 4 dragons d’Asie : Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong et Singapour. Une fois entrés dans ce processus de développement, ces pays poursuivent la même voie en fonction des disponibilités de leur territoire. Ainsi, à Singapour les entreprises pharmaceutiques, l’électronique (etc.) sont sur l’île principale, alors que les raffineries de pétrole et les chantiers navals sont plus au sud vers les îles Johore. Enfin, la Chine est le dernier pays de cette région à être entrée dans ce processus. C’est à partir des années 1980 que ce pays reçoit sur son territoire des entreprises étrangères.

3.      Des façades littorales polarisées par des villes

Les villes polarisent les littoraux. Elles concentrent les activités de productions, de décisions et de transports. Ces villes sont les interfaces entre les régions et le monde. A l’image de Mumbai, elles polarisent l’espace régional et celui de leur pays.

Les façades maritimes se développent plus vite. Ces espaces sont reliés au reste du monde via les routes maritimes. A l’échelle de l’Asie c’est tout un corridor industriel qui s’est développé. Il s’étire de Tokyo à Singapour et met en contact les pays d’Asie avec le reste du monde. Les arrières pays ont tendance à se vider de leur population qui migre vers les littoraux. Mais le manque de place voit en retour de nouvelles entreprises s’implanter plus à l’intérieur des terres.

1.      Inégalités de développement

La pauvreté est encore présente même si elle est en déclin. Les écarts de richesses sont très importants. Les milliardaires sont toujours plus nombreux mais les pauvres constituent souvent une majorité de population.  

Les disparités existent entre les pays. Et dépend du choix de développement économiques : Corée du nord : pauvre (peu de statistiques) ; Corée du Sud riche. Tous les pays ne sont pas au même stade. Disparités entre régions, campagne et villes. Tributaire de l’extérieur.

2.      Des tensions aux frontières

La région est instable le long des frontières. Les souvenirs de guerres sont encore présents dans les esprits. Le Japon et la Russie revendiquent les îles Kouriles. L’Inde et le Pakistan ont des relations tendues et souvent conflictuelles. Les Corée du Nord et du Sud connaissent un répit depuis 2018. La Chine quant à elle connaît des tensions avec Taiwan, le Vietnam, l’Inde (Cachemire)…

Sur les mers les tensions sont également présentes. La Chine revendique ainsi plusieurs ilots en mer de Chine du Sud face au Vietnam qui a les mêmes revendications. Les deux puissances ont fortifié plusieurs de ces ilots pour renforcer leurs revendications territoriales. La piraterie maritime sévit en plusieurs endroits, notamment en mer de Chine et dans le détroit de Malacca.

3.      Environnement menacé et menaçant

Risques naturels existent (tsunami, volcan, séisme…). En décembre 2004, un séisme au large de l’Indonésie entraine la formation d’un tsunami qui traverse l’Océan Indien et entraîne dans la mort plus de 300.000 personnes. En 2011, un séisme au large du Japon entraîne la formation d’un tsunami. La vague de plus de 10 mètres de haut entraîne la mort de 20.000 Japonais et la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima.

L’industrialisation à outrance pollue et tue. Pollution urbaine se retrouve aussi à New Dehli… cela s’explique par la production énergétique plus importante notamment à base de charbon, les transports urbains… Glissement de terrain à Shenzhen en décembre 2015 a fait au moins 90 morts. Un talus regroupant les déchets des aménagements et mesurant plus de 100 mètres de haut n’a pas résisté à des pluies torrentielles. Il a fini sous la forme d’un torrent de boue dévalant vers la ville en contrebas. Il est le résultat de la corruption et du non-respect des règles de sécurités.